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les détraqués de la révolution française

J.Fouché  


«Joseph Fouché duc d'Otrante 1759-1820»

J.Fouché, naît à Le Pellerin (La Martinière) en Loire-Atlantique en 1759. Fils d'un officier de marine, Joseph Fouché, il envisage de faire la même carrière que son père. Il entre au séminaire de l'Oratoire de Nantes où il reçoit les ordres mineurs. Il fut pourtant un sinistre pilleur d'Eglises.

En 1782, ce studieux et pieux étudiant, devient professeur de sciences au collège de Niort, puisil enseigne à Saumur, à Vendôme, à Juilly et enfin Arras, où il fait connaissance de Robespierre. Fouché revient à Nantes, où il est élu en 1792 député à la Convention.

Homme cynique il est capable de toutes les infamies et de toutes les trahisons pour assouvir son goût du pouvoir.

Conventionnel modéré, néanmoins il vote la mort de Louis XVI sans appel ni sursis. Il organise la Garde nationale à Nantes, recrutant des volontaires contre les vendéens. Il participe avec un fanatisme outrancier à une ardente déchristianisation et une répression anti-nobiliaire de la Côte-d'Or et de la Nièvre.

Hébertiste farouche, il part, en compagnie de Collot d'Herbois, à Lyon pour y pratiquer la terreur contre les Royalistes. Son action à Nevers étant condamnée par les Jacobins, il est accusé par Robespierre et est exclu de la Société. En 1794, s'estimant menacé par Robespierre, il participe à la chute de celui-ci le 27 juillet (9 thermidor). N'étant pas a une trahison près il réapparaîtpeu de temps après auprès des Thermidoriens.

Il va ensuite rallié G.Baboeuf, arrêté, pour ses crimes, au lendemain de l'insurrection du 1er germinal an III (21 mars 1795), il bénéficie immédiatement d'une amnistie. Il oeuvre ensuite pour le compte de Barras. Il devient ministre de la Police le 30 prairial An 7 (18 juin 1799), et à ce titre arrête les directeurs lors du coup d'État du 18 brumaire VIII (9 novembre 1799). Maintenu à son poste par les consuls, il réorganise son ministère, et développe les services d'espionnage.

Opposé au consulat à vie, il est destitué mais devient sénateur tout en continuant à renseigner le Premier Consul. Opportuniste, il décide de perdre ses idées, rallie l'Empire, il redevient ministre de la Police en 1804 et le reste jusqu'en 1810. Comte d'Empire en 1808, duc d'Otrante en 1809, il est à nouveau disgracié pour avoir intrigué auprès de Wellesley.

A la faveur d'un retour en grâce, il est nommé gouverneur des Provinces Illyriennes en 1813, il trahit l'Empereur avec Murat en 1814, et se trouve à Paris pour offrir au comte d'Artois (le futur Charles X) la lieutenance générale du royaume après les désastres impériaux.

Soupçonné de comploter avec les républicains durant la première Restauration, il est nommé à nouveau ministre de la Police pendant les Cent-Jours. Le 9 juillet 1815, il devient ministre de Louis XVIII. Mais frappé par la loi de 1816 en tant que régicide, il est proscrit et exilé. Il s'établit à Trieste à l où il meurt en décembre 1820, laissant une une immense fortune, ainsi que des mémoires d'un certain intérêt au plan historique.

Doté d'un aplomb remarquable, il eut l'échange suivant avec Napoléon :

Napoléon : Vous avez été prêtre ?
Fouché : Oui, Sire
Napoléon : Et vous avez voté la mort du roi ?
Fouché : C'est le premier service que j'ai rendu à Votre Majesté.

L'ancien oratorien jacobin fut un véritable homme politique tel qu'on le conçoit de nos jours : homme de l'ombre, dissimulé, manipulateur, actionnant en coulisses les mécanismes du pouvoir réel. Il sera inhumé en la cathédrale de Trieste.

On ne trouve pourtant pas trace de son nom dans le registre des ordinations de l'Oratoire de Nantes.

G.B.

Paris le 20 mars 2003 .

 

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